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The World Conservation Union

07 May 2007

 

Le gouvernement de la République algérienne est devenu officiellement le 84 ème Etat-membre de l'Union mondiale pour la nature (UICN).

Située en Afrique du Nord, au bord de la Méditerranée, entre le Maroc et la Tunisie, la République algérienne est le deuxième plus grand pays d'Afrique (après le Soudan). Le désert du Sahara recouvre 90% de son territoire (deux millions trois cent mille kilomètres carrés) et la lutte contre la désertification est l'un des principaux défis du pays.

« L'Union mondiale pour la nature souhaite la bienvenue au Ministère des affaires étrangères de l'Algérie. Sa décision d'adhérer à l'Union témoigne d'un long engagement en faveur du développement durable et permet à l'UICN de renforcer ses liens avec ce pays », a déclaré Julia Marton-Lefèvre, Directrice générale de l'UICN.

« L'UICN est fière de ce nouveau membre. Cette adhésion est le résultat d'un effort coordonné entre le secrétariat de l'UICN et le Conseil. Nous avons encore du chemin à faire, mais c'est un bon exemple du travail accompli en commun » a expliqué Zohir Sekkal, Conseiller de l'UICN pour l'Afrique et fondateur du Mouvement écologique algérien.

La biodiversité algérienne est l'une des plus diverses du bassin méditerranéen, essentiellement du fait de la présence d'espèces très rares comme la mouette d'Audouin, la sittelle de Kabylie, le phoque moine et le cerf de Barbarie, selon la Direction algérienne de la conservation de la biodiversité, Ministère de l'aménagement du territoire et de l'environnement.

L'Algérie a préparé une stratégie nationale de la biodiversité qui était axée sur le développement des aires protégées, la préservation des habitats menacés, tels que les steppes, les forêts, les montagnes, les zones agricoles et les aires marines, et sur la création de régions de développement durable. Cette stratégie sera mise en œuvre par la restauration des ressources biologiques, le développement d'un inventaire de la flore et de la faune, de banques des ressources génétiques, de la création de nouvelles aires protégées et de la gestion des paysages. (http://www.mate-dz.org/doc_strateg_1.pdf)

Un important problème, apparu récemment en Algérie, concerne la protection des plantes médicinales. La plupart des plantes en danger ou menacées d'Algérie ont des propriétés médicales, or la demande est croissante pour les remèdes par les plantes. Des membres de l'UICN en Algérie ont participé au développement d'une base de données sur les plantes médicinales en Afrique du Nord. Pour plus d'informations, reportez vous à : http://iucn.org/places/medoffice/

Le gouvernement algérien est partie aux principales conventions relatives à l'environnement, telles que la Convention sur la diversité biologique, la Convention sur les changements climatiques, la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification et la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction, la Convention de Ramsar, celle sur les déchets dangereux et celle du droit de la mer.

Pour plus d'informations sur ce nouveau membre de l'UICN, consultez :

   
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